Halloween, fête qui a débarqué des “states” (enfin d’Angleterre à l’origine) à la fin des années 90,  qui offrait à tout à chacun de se déguiser en monstre et autre serial killer, a été boudé par l’élite de la nuit parisienne lors de la précédente décennie. Cependant, elle semble opérer un retour auprès des (vrais) fêtards, surement grâce au succès de The Walking Dead et de la déferlante zombiesque de ces dernières années. Le problème est que, malgré cette mode, les français ont peu à peu perdus la ligne directrice de cette soirée. Les gens se sont mis à confondre “la soirée de la peur” avec un remake du clip “Au bal masqué” de la Compagnie Créole. On doute qu’être déguisé en iPhone 6 ou en Fée clochette bourrée  soit la bonne interpretation de cette fête. Il est temps de revenir aux fondamentaux. Pour ça, rien de mieux que de plonger dans son enfance. Rappelez-vous, cet horrible monstre qui se cachait sous votre lit, le mort-vivant dernière la porte ou Michael Jackson dans le placard (celui-ci a fonctionné jusqu’à votre adolescence). Et bien Laure Fauvel a capté ce moment où, sans doute sous l’effet de l’adrenaline, la terreur se mue en acte de courage irréfléchi, où le risque de mourrir happé par les griffes d’une araignée géante semble mineur comparé à l’attente sans fin et moite sous la couette. Belle mise en scène de ces petits guerriers de l’horreur. Les Lanisters n’ont qu’à bien se tenir.

Mardi photo - Les Festivaliers - Laure FauvelMardi photo - Les Festivaliers - Laure FauvelMardi photo - Les Festivaliers - Laure FauvelMardi photo - Les Festivaliers - Laure FauvelMardi photo - Les Festivaliers - Laure FauvelMardi photo - Les Festivaliers - Laure Fauvel

 Victor Ward (‘under the Moonlight‘)