Le polar musclé français se porte plutôt pas mal. Après une petite période de vache maigre à la fin des 90′s (après Léon pas grand chose à se mettre sous la dent, n’en déplaise aux fans de Doberman), le genre s’est trouvé revitalisé au début du siècle, la faute notamment à Olivier Marchal (ex-flic devenu réal’ à ne pas confondre avec un ancien vainqueur de la Star Ac’, RIP) et son “36 Quai des Orfèvres”. Ce dernier s’inscrit dans une lignée de films virils parus au début des années 2000, pas tous réussis,  mais qui ont au moins tous le mérite d’offrir une alternative à la comédie dramatique de trentenaire dont nous abreuve la production hexagonale.

Une bonne santé du genre donc, que l’on pourra peut être à nouveau constater avec les sorties du diptyque Mesrine et de Go Fast (pitié pas un Taxi avec de la drogue dedans), et qui rejaillit même sur la production de clip de rap français. Pour preuve, la mise en boite par Mathieu Kassovitz (pourtant pas remis du flop de Babylone AD) du morceau “X&Y” de Kery james, sanglante et réaliste histoire de règlement de compte entre dealeurs avec en toile de fond un message plutôt moralisateur (deux issues au banditisme : la mort ou la prison) qui permettra à Romain Gavras de conserver son titre de meilleure polémique “clipée” 2008 avec Stress.

! Attention spoiler !

La réelle force du morceau (et du clip) réside cependant moins dans le fond (violent, froid et réaliste) que dans la forme : la narration étant chronologiquement inversée.

Georges du Roy de Cantel (letnaC ed yoR ud segroeG)