Pourquoi tant de haine ?

 

 

Nom : Delpérier

Prénom : Alexandre

Profession : Journaliste sportif, animateur (télé/radio), producteur, couteau suisse

Enculé de niveau 2 (sur une échelle allant de 1 à 7)

Sanction administrative : Avertissement

 

Préambule : Malgré mes nombreux efforts, je n’ai pas réussi à caser une phrase, qui me tient néanmoins à cœur, dans le texte ci-dessous. Je la place donc ici : “Delpérier, c’est fou !”

Cher Alexandre,

Avant toutes choses, je tiens à préciser que si ta photo apparait sur cet article, ça n’est pas uniquement parce que c’est toujours le cas dans cette rubrique, mais bien pour que nos lecteurs sachent qui tu es. Car oui, tu fais partie de cette catégorie de “personnalité” dont on a toujours du mal à mettre un nom sur le visage (ou l’inverse). À l’évocation de ton nom (ou à la vue de ton visage, donc) la réaction habituelle est “Ah mais si c’est pas le mec là, mais oui l’autre, celui qui présentait le truc à la télé, mais si l’émission là…”. À l’instar des Alexandre Debanne et autres Olivier Chiabodo, tu es de ces présentateurs qui ont certainement cru, à un moment de leur vie, pourvoir rêver d’avoir un jour les clés d’un prime sur TF1. Et puis en fait non. Au mieux une place sur la TNT. Mais bon, pour en revenir au titre de la rubrique, on ne t’en veut pas pour ça, c’est pas non plus comme si les animateurs bien en place actuellement étaient forcement bons (Castaldi, on te voit !).

Non, on a rien à redire sur le déroulement de ta carrière. On serait même limite admiratifs (non, en fait, mais bon) de ton coté animateur multi-cartes. Parce qu’à bien y regarder, tu as un peu tout fait : émissions jeunesse, Vidéo Gag, jeux, magazines, matinales. Le tout avec un espèce de fil rouge, une sorte de constante (Desmond, we see you !) : les programmes de merde.

Passée la crise d’ado touche à tout, tu décides de te spécialiser en 2005 dans le sport (pas con, au bout de 15 ans, tu t’es souvenu que tu avais fait tes débuts au service des sports d’Antenne 2). Trois ans plus tard, Direct 8 s’attribue ton expérience de “décathlonien de la présentation” qui te permet de passer sans problème du football, aux sports automobiles en passant par la boxe, le catch ou encore le Poker (un intrus se cache dans cette liste, sauras-tu le retrouver ?).

Là encore, pas de quoi crier au scandale.  Et même si tes connaissances techniques peuvent être qualifiées de limitées, ça n’est quelque part qu’une très bonne façon de justifier le salaire du consultant assis à côté de toi. Parce qu’on a bien compris, ton job, c’est d’animer. Et si tu t’enflammes sur tout et rien avec passion, c’est pour créer l’illusion d’un programme de qualité. En gros, ton boulot c’est de faire croire au spectateur qu’il n’est pas devant Direct 8 (comprendre sur la TNT) en train de regarder un évènement qui, s’il avait été bien, aurait été diffusé par Canal+.

Mais pourquoi cette place au palmarès des “Enculés” du Festival en fin de compte ? Et bien, tout simplement pour ta prestation de commentateur sur la série de rediffusions des matchs de l’équipe de France durant la Coupe du Monde 98.  Enfin pour être précis, pour ton parti pris de tout commenter dans les conditions du direct, comme si tu étais vraiment en 1998. On te l’accorde, les 2 premières minutes, le coté “Back to the future” est amusant, ça ressemble un peu à un sketch. Et puis très rapidement l’aspect sympathique laisse place à l’agacement, tant on se dit que cette façon de faire est une sorte d’insulte à notre “intelligence”. Comme si ce remake d’Hibernatus (avec pour pitch : “il reste congelé plus d’une décennie et découvre l’épopée de France 98″) pouvait susciter chez le téléspectateur un regain d’intérêt, à grand coup d’enthousiasme démesuré sur des phases offensives dont on sait qu’elles ne donneront rien. Parfois, on en vient même à se demander si tu ne vas pas carrément nous parler de l’adoption de la loi sur les 35H ou du bug de l’an 2000 pour qu’on soit vraiment persuadés d’être 13 ans en arrière. Parce que si ce principe de tout “recommenter”, comme si on ne connaissait pas l’issue, peut encore passer sur d’obscures rencontres de championnat/coupe vintages, sur un match que quasiment toute la France a vu (et revu jusqu’à l’écœurement) et dont tout le monde connait au moins le score final (pour l’avoir même chanté dans la discothèque du camping pour certains), ça n’a aucun sens. Rends-toi compte, c’est un peu comme si un pote te disait sérieusement : “Quoi ?! T’as pas vu Titanic ?! Bon je te spoile pas la fin mais tu verras, il se passe un truc de fou”.

Alors, Alexandre par pitié, ne nous prend plus pour des cons parce que notre regard pourrait devenir aussi sombre que celui d’Aimé prononçant son célèbre “Non, je ne pardonnerai jamais, jamais je ne pardonnerai” après la finale face au Brésil. Ah ben non… merde, tu ne peux pas connaitre, pour toi, ça ne s’est pas encore produit.

Georges du Roy de Cantel (Direct Hate)

Crédits :
Cet article est basé sur une idée originale de Sebdo et Victor Ward
Certaines portions de cet article contiennent des samples d’idées / de phrases de Sebdo.