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STREET-ART SEBDOMADAIRE #32

Ce numéro 32 de ma review street-art est surement le plus coloré de tous (ou presque). Dans l’ordre d’apparition, une photo mythique revisitée, une nouvelle signalétique horizontale pour nos villes, un parasol en plastique et un robot peintre.

Un artiste mortel :

La grosse claque visuelle du mois est donnée par Eduardo Kobra. J’ai découvert dernièrement le travail de cet artiste de Sao Paulo dont le style ultra coloré, mixant Pop Art et photoréalisme, m’a époustouflé. A noter qu’il fait aussi de la peinture 3D (une forme de street-art qui en général plait à ceux qui n’aiment pas celui fait sur les murs), mais c’est bien avec pour son dernier mur réalisé à Chelsea village (NYC) qu’il m’a tué. Son interprétation de la célèbre photographie d’Alfred Eisenstaedt, publiée dans Life en 1945, est tout simplement sensationnelle. On peut dire qu’il porte bien son nom tellement son art est mortel (autre exemple son hommage au Mont Rushmore).

 

Je ne résiste pas à l’envie de vous montrer cette rénovation d’un château réalisée par Edouardo. On peut dire que son ravalement de façade pour le moins personnel et complètement psychédélique attire le regard.

Un artiste de fond :

La spécialité de Caleb Neelon c’est les fonds (les backgrounds), qui sont toujours très colorés. Il travaille beaucoup avec une artiste de son quartier (Brooklyn), Katie Yamasaki, aucun lien de parenté avec les Yamakasi mais peut-être avec Minoru Yamasaki ou la société Yamasaki. La photo ci-dessous montre leur dernière collab. Même si ses fonds sont remarquables, il serait réducteur de dire qu’il ne fait que ça car il montre qu’il aime aussi, par exemple, les briques comme iciet encore  . On lui doit aussi quelques pièces indéchiffrables.

Petite page de  pub  :

Cette review plus que colorée est une forme d’hommage à la prochaine sortie du livre Monokrome vol 2 qui sera dans les bacs à la rentrée. La V1  était peut être le meilleur blackbook jamais publié (entièrement réalisé en noir et blanc). La V2 est toujours une superbe sélection de graffiti mais avec en prime de la couleur, plein de couleurs (quelques extraits).

Une artiste qui voit grand : On a vu comment Edouardo a colorié certains murs de NYC, Jessica Stockholder artiste conventionnelle s’est mise au street-art pour colorier Downtown Chicago. Elle n’a pas fait les choses à moitié : elle n’a pas simplement peint les murs du quartier mais aussi les rues, les trottoirs et le mobilier urbain. Le nom de ce projet titanesque est “Color Jam“.

Un artiste engagé :

Profondément écolo, Garth Britzman recycle les bouteilles de plastique vides, il les transforme en verrières colorées pour protéger du soleil les zones de parking. Idée à adapter d’urgence sur les bords de mer français, la matière première est abondante sur nos plages et cela évitera aux vacanciers rougis par le soleil de continuer à cuire une fois de retour dans leur voiture.

 

Finissons avec une vidéo où le célèbre Jeff Soto travaille en tandem avec un robot industriel, habituellement utilisé pour peindre des voitures et reprogrammé ici pour faire de l’art. Le résultat est une jolie pub pour la nouvelle Chevy Sonic, offrant au passage une après-midi “quartiers libres” pour le robot. Cette initiative n’a pas plu à tout le monde et, en particulier, à Ben Eine qui a en partie recouvert l’œuvre en question. Peut-être a-t-il peur que les robots prennent le travail des artistes ou bien il est simplement allergique à la récupération commerciale du mouvement graffiti. J’espère que c’est la deuxième option parce que Ben Eine fait le boulot des robots (ordinateurs) depuis longtemps vue que son art est auto-centré sur des caractères d’imprimerie.

Thanks to (sources et compléments) :Eduardo KobraJessica StockholderGarth Britzman

Sebdo (le voleur de couleur)

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