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CE QU’IL FAUT RETENIR DU FESTIVAL DE CANNES 2012

Contrairement à bon nombre de rappeurs français, qui soutiennent à qui veut bien les croire ne jamais écouter de rap français, je reconnais sans honte m’intéresser à la concurrence. Par là, je ne fais pas allusion à de grandes marques de textiles ou même à d’autres blogs. Non, par concurrence, j’entends suivre l’actu des autres grands festivals. Parmi ceux là, il est impossible de ne pas citer l’incontournable rassemblement du showbiz international, ayant lieu chaque année à Cannes. Une ville qui, je souhaite le rappeler même si c’est sans rapport, compte dans sa population de résidents permanents une bonne partie d’habitués des services gériatriques.

Mais, une fois n’est pas coutume, je suis complétement passé à coté de l’édition 2012 du Festival de Cannes. Néanmoins, compte tenu de l’omniprésence de l’événement dans les médias, je n’ai pu échapper à quelques infos que j’ai plus ou moins retenues et assimilées. En vrac : Marion Cotillard a repris le rôle de François Cluzet dans la suite d’Intouchables baptisée “De rouille et d’os” (le rôle d’Omar Sy est tenu par un orque, un choix hautement raciste, si je dois vraiment donner mon avis) ; les Guignols de l’Info ont usé jusqu’à la corde la blague précédente (que j’avais trouvé avant eux, je le jure) ; certaines personnes (du landerneau médiatique) censées être brillantes et drôles utilisent encore le mauvais jeu de mot “Yes we Cannes” ; le Grand Journal délocalisé aux abords du Martinez était particulièrement bidon et s’est fait cartonner par le Nouvel Obs ; ce carton m’a permis d’apprendre que Corbier n’est pas mort ; le concept de “personal branling” a fait son apparition (rien à voir avec le “personal shopper“) ; la Villa Schweppes était the place to be pour ceux présents sur la Croisette ; la Villa Schweppes était the place to hate pour ceux absents de la Croisette ; malgré les efforts du soda précédemment cité, c’est la marque de bière Heineken qui a réussi le plus gros coup de comm’ en décrochant la Palme d’or (sic).

Bien que déjà longue, une dernière chose doit être ajoutée à cette liste. Un acteur transformiste, Nicolas Ullmann aka “l’homme aux mille visages” comme indiqué sur son site (une catchphrase qui fait quand même très “Le plus grand cabaret du monde” de Patrick Sébastien, si je dois vraiment donner mon avis bis) s’est invité un peu partout en se faisant passer pour des célébrités (réelles ou fictives).
Résultat : de magnifiques “canulars” qui fleurent bon “le Grand Bluff” de Patrick Sébastien (décidément !), le parfum de naphtaline en moins.

Gaspard Augé (Justice)
Ou comment mixer, même de façon merdique, un peu partout et emballer de la belette (mon préféré)

 The Dictator aka Sacha Baron-Cohen
Ou comment bluffer Axelle Laffont et être pris au final pour un des mecs de LMFAO

Sébastien Tellier
Ou comment un peu foirer son canular
Le reste des impostures cannoises de Nicolas Ullman

Georges du Roy de Cantel (Cannes ? I kick it !)

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