t f y
^

STREET-ART SEBDOMADAIRE #29

Cette semaine dans le sebdomadaire en vrac : du jardinage, un mausolée et du politiquement incorrecte, le tout façon street-art.

Bienvenue à Jardiland :

East London est touché par une nouvelle et superbe forme de « Guerilla Gardening » (mouvement qui prône le retour de la nature en ville en utilisant les méthodes de la guérilla artistique pour se réapproprier l’espace publique ex: Parking day). Cette version anglaise (et on connait la passion des anglais pour le jardinage) est particulièrement remarquable pour la miniaturisation et la colonisation tout terrain apportées à l’exercice par une mystérieuse londonienne. Grâce à elle, les bouts de trottoirs et autres nids de poules deviennent de mini jardins anglais. Je ne peux pas m’empêcher d’y voir un hommage à Slinkachu (anglais lui aussi), surtout à cause des accessoires utilisés et comme abandonnés (paire de bottes, vélo etc). S’il manque quelque chose à ces jardins, c’est bien des gens qui en profitent… A mon avis, ces deux là devraient faire une collab (et plus si affinité).


Le choc des mots le poids des photos :

Le street-art est souvent politiquement incorrect (l’absence de censure est le seul avantage offert par l’illégalité). Cette liberté entraine parfois des dérapages, de bon gout ou non, qu’on n’aime ou pas, ça nous interpelle et c’est bien ça le principal. A vous de juger…

MAUSOLEE

C’est un projet artistique, une expérience hors du commun dont un livre propose de retracer les grandes étapes visuelles. Comme on n’est jamais mieux servi que par soi même, voici la présentation de l’éditeur : “ Le 12 août 2010, Lek et Sowat ont trouvé un supermarché abandonné dans le nord de Paris. A l’intérieur, ils ont découvert des salles immenses (40 000 m2 de murs vierges) où des centaines de personnes avaient vécu avant d’être chassées par la force publique du jour au lendemain… Pendant un an, les deux artistes s’y sont rendus pour y peindre et organiser une résidence artistique sauvage unique en son genre… Ils (avec une quarantaine de graffeurs français) ont créé un mausolée, un temple dédié à leur culture underground en passe de disparaître à l’ère du street art et de son esthétique pop mondialisée. De cette expérience, ils ont tiré un film (à voir absolument) en stop motion de plus de 8 000 images.

J’ai eu le plaisir de pouvoir assister à la très bonne expo, malheureusement plus qu’éphémère (durée de 8h seulement), Sowat et Lek ont littéralement importé le mausolée dans la salle d’expo. Ils ont recréé des fresques à même les murs, mis au plafond les gouttières en plastique laissées sur place par les ferrailleurs, plongé la cage d’escalier dans le noir, rempli la salle d’objets récupérés (panneaux – matelas – papiers officiels ou non – peluches), bref  l’ambiance de ce supermarché abandonné a parfaitement été reproduite, donnant l’impression aux visiteurs d’y être. Bravo à eux pour cette superbe initiative et ce travail archéologique.  La présentation des deux auteurs qui suit est également pompée : “Sowat, du collectif Da Mental Vaporz), avec lequel il parcourt le monde pour participer à la création de fresques monumentales. Lek est un des pionniers du graffiti parisien et de l’Urbex, discipline qui consiste à chercher sans cesse des lieux abandonnés à explorer. Au sein de ses différents crews, il développe une esthétique abstraite singulière et pluridisciplinaire qui lui vaut la reconnaissance internationale de ses pairs”. (voir l’album photo de l’expo sur FB)

La tradition veut qu’on je finisse en vidéo. On aurait pu s’arrêter sur le film “Mausolée”, mais je souhaite finir en parlant politique. D’une part, pour vous rappeler que vous devez aller voter (même les indécis n’ont plus d’excuses grâce à la salière présidentielle) et aussi parce que depuis 2 mois la campagne d’affichage sauvage des candidats défigure nos villes sans que cela ne gène personne (à Paris Mélenchon devrait payer la plus grosse amende). Deux artistes français ont ajouté un peu d’originalité à cette campagne d’affichage, tout en respectant le temps de parole des candidats (ou presque). Pour eux la présidentielle est une compétition de “Lucha Libre” (métaphore artistique), cette année le titre présidentiel est remis en jeu. Sarko Primero défend sa ceinture lors du tournoi à l’arena Elysée avec Mistic Mélenchon, El Flaco Hollande, Guapa Eva, La Perra Le Pen en tête d’ affiche.

Lucha Presidencial from Arena Elysée 2012 on Vimeo.

Thanks to (sources et compléments) : Guerilla Gardening, Politiquement incorrect, Lucha Libre.

Sebdo

«
 
»

VOUS AVEZ AIME ? NE SOYEZ PAS EGOISTE. PARTAGEZ.

REP A SA