STREET-ART SEBDOMADAIRE #28
Après un Sebdomadaire #Megeve réalisé sur commande et dans des conditions difficiles, cette review ayant finalement été hackée par une partie de la rédaction, pour ce nouveau numéro, je suis #unpeu obligé de relever le niveau.
Voici donc un Sebdomadaire de pur plaisir, plein de street-art qui déchire avec du camouflage, une référence à un génie de l’art contemporain et des anamorphoses dedans. Par contre, vous n’y trouverez pas de trace de cubisme.
Certes, je vous ai déjà parlé de JR et de Liu Bolin mais cette collaboration artistique mérite qu’on s’y attarde une seconde fois. Une jolie photo et un collage astucieux de JR devant lequel se cache JR lui-même. Et oui, JR s’est mis dans la peau de John Malkovitch Liu Bolin et il a passé des mois en stage intensif en Chine avec Liu pour apprendre ses fameuses techniques de camouflage. Le résultat parle de lui-même, JR est doué, tellement à mon avis qu’il ne va pas tarder à être contacté par la DCRI.
Le poids des mots :
L’auteur vient de remporter l’Award du tag le plus malin et drôle du Festival de la Couille. J’adore ce type d’œuvre simple, drôle ou percutante, ce genre de truc pour lequel on se dit mais pourquoi personne n’y a pensé avant?! Et tout ça avec un simple marqueur, en plus… Bravo à l’auteur qui gagne vraiment à être connu. Pour ceux qui n’ont pas compris la blague, la lecture de cette page wiki vous sera utile.
Un peu de couleur dans ce monde de brutes :
Superbe projet artistique du collectif espagnol Boa Mistura réalisé dans une favela de São Paulo. Non seulement c’est utile, car les habitants de ce quartier ne pouvaient pas payer le ravalement de leurs maisons (les artistes ont ainsi amené de la couleur et un peu de gaîté), mais surtout comme B2O (NDLR : c’est trop balèze), plusieurs superbes trompe-l’oeil entièrement réalisés en utilisant la perspective. Pour info, le terme savant qui résume ceci, c’est anamorphose. Les projets de rénovation de nos quartiers sensibles devraient en prendre de la graine (d’autres photos ici).

Rien avoir avec le Kubisme :
Mardi soir, j’ai assisté au vernissage de l’expo StreetKube V2 (au KubeHotel), accueilli par un Martini Royal offert par Grey Goose (!). Ne me demandez pas pourquoi Grey Goose offre des cocktails sans Grey Goose dedans, je ne le sais pas et le barmaid non plus. J’espère, par contre, que la marque de vodka cognaçaise m’offrira une bouteille, vu le nombre de fois que je viens de citer son nom. Pour ce qui est du street-art, parce que je ne suis pas qu’un pique-assiette, vernissage sympa avec des performances live du crew DOS BUSTER et également d’un jeune dessinateur au marqueur aka Pierre-Loup Auger. Petite expo, dans un joli cadre, à visiter si vous passez du coté de la Goutte d’Or (jusqu’au 20/04/12).
Et, si vous avez un peu (beaucoup) d’argent, vous pourrez vous offrir entre autre une “bite” de Cyklop, une girafe de Mosko & Associés, un plan de métro new-yorkais pimpé par Cope2 ou swing. J’attribue la palme de la soirée à ce portait d’un mexicain de Kashink peint sur un mur de Légo géant, cette pièce représente bien le travail de Kashink : portrait masculin, beaucoup de couleurs, des yeux en trop et l’influence mexicaine bien qu’elle soit française.
A la base, je voulais terminer ce Sebdomadaire par une vidéo “home made”, un petit montage sur le vernissage de l’expo StreetKube mais, manque de temps oblige, je vous mets plutôt une interview de Pierre-Loup Auger.
Pierre-Loup Auger ITW Royal Monceau / Blitz Bar par artforbreakfast
Thanks to (sources et compléments) : JR & Liu,Duchamp,Favela.
Sebdo
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