STREET-ART SEBDOMADAIRE #27
Cette semaine, pas d’intro et plein de street-art en vrac.
Nejo, le poisson barjo :Les infos inutiles sur la campagne présidentielle nous font oublier la situation de la Grèce et le débat “Faut-il ou non les sortir de l’euro ?” qui va avec. J’apporte ici ma modeste contribution à ce débat en vous présentant le travail de INVA, graffeur de talent, spécialisé dans les personnages cartoonesques. J’espère que ceci vous montrera à quel point il est important de sauver nos amis grecs pour éviter que les talents grecques soient récupérés par les pontes (sans scrupule) des Studios Disney. Studios qui, pour une poignée de dollars et quelques tickets restaurant, pourraient ainsi recruter INVA (et bien d’autres) pour le(s) faire travailler sur leurs prochains dessins animés.
Real StTransition toute trouvée pour parler de l’Italie (pays promis au même destin que la Grèce), enfin surtout pour parler des robots de Pixel Pancho qui, malgré son nom à consonance hispanique, est italien. J’espère de tout cœur que ses robots ne seront pas dans un avenir proche utilisés pour Real Steel 2.
Plus de créations par là.
Les Banksy Persans :
Vu qu’on parle de pays en difficultés, j’en place une pour des street-artistes iraniens (Icy & Sot) car ça doit pas être facile tous les jours pour eux, surtout qu’ils s’attaquent au pouvoir en place avec leurs bombes (aérosols) et leur art.
Par exemple, une canette de coca géante pour protester contre le boycott du célèbre soda et autres produits américains ou encore cette œuvre en faveur de la consommation de cet autre breuvage d’infidèles aka la bière. Il y a un “je ne sais quoi” de Banksy dans leur travail (enfin si, je sais quoi : des pochoirs contestataires et poétiques). On peut donc les surnommer les “Banksy-raniens”. On espère pour eux que ce pseudo les aidera à se faire connaitre comme cela a été le cas pour Pavel 183 depuis qu’il est surnommé le Banksy russe.
Quoi ma gueule ? … :
En janvier, je vous avais montré un visage, buriné par la vie, d’un auteur anonyme. N’ayant pas plus d’infos, je l’avais nommé “Chicco l’alcolo”. Depuis j’ai mené mon enquête et je suis fier de pouvoir vous présenter Nikita Nomerz, un street-artiste russe, spécialiste des visages grand format (le best-of ici). Cet artiste doit plaire à Poutine vu qu’il ne fait que de l’art, contrairement au collectif Voina qui, depuis quelques années, est une sorte de poil à gratter pour le maître du Kremlin.
Vous commencez à y être habitués, ici, on finit toujours par une vidéo. En voici une sur le superbe travail de Connor Harrington qui se situe à la frontière entre le graff photoréaliste et l’art abstrait. Je viens de découvrir cet artiste plein de génie, c’est mon coup de cœur de la semaine. Cette vidéo a été réalisée cet été en Irlande, le pays d’origine de Connor.
(Pour savoir pourquoi des vaches et des cowboys en Irlande et d’autres exemples de son taf, cliquez ici).
Thanks to (sources et compléments) : INVA,Pixel Pancho,Icy & Sot, Nikita Nomerz.
Sebdo
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