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STREET-ART SEBDOMADAIRE #RATTRAPAGE 2011

Comme le veut cette période de l’année, on m’a demandé de faire un super diaporama avec des extraits des Sebdomadaires 2011. Cependant, je me suis heurté à un problème de taille : la quasi totalité des images des reviews n’a pas été uploadé sur le serveur des Festivaliers (pour une raison qui comprenait les mots “super” “casse”, “couille” “à refaire”…).La direction du blog n’ayant pas souhaité sous-traiter à Bangalore le désarchivage et le montage d’un super diaporama Street Art, j’ai quand même voulu vous préparer le Best-of de mes reviews publiées en 2011. Mais voilà… je me suis vite retrouvé face à des choix cornéliens ! Sérieusement, comment faire une sélection alors que je ne montre déjà que le meilleur à chaque fois ? Alors, après être resté bloqué sur des réflexions telles que “si je le mets lui, je suis obligé de le mettre lui” ou “à la limite, je ne mets pas ça mais bon ça tue quand même un peu son truc…”, j’ai finalement décidé de consacrer cette rétrospective aux œuvres de l’année passée que vous n’avez pas vu si nous (les Festivaliers) sommes votre seule source d’information Street Art. Pour vous (et uniquement pour vous) voici ma sélection du meilleur de l’art de rue passé “under mon radar” en 2011 :

 

Graff aux Crayolas ? :
Superbe œuvre de Dones (artiste label rouge Bristol), réalisée à côté d’une école primaire de sa ville. Ce graffiti au style enfantin est magnifique, tellement bien fait qu’on dirait que son auteur a vraiment utilisé des Crayolas. Personnellement, je trouve ceci plein d’ironie. Je m’explique : beaucoup d’enfants dessinent sur les murs de leur chambre et se font gronder par leurs parents. Est-ce que Dones veut dire par là que les graffeurs sont de grands enfants qui préfèrent s’exprimer sur les murs (là où c’est interdit) plutôt que sur les endroits où c’est autorisé, au risque de se faire gronder par les autorités ?… A signaler qu’en découvrant cette photo, j’ai eu envie de me flageller car je m’en voulais terriblement d’être passé à côté et, a fortiori, de ne pas connaitre cet artiste (mais maintenant, on est amis sur Facebook donc ça va mieux).
En parlant d’école, mention spéciale pour ce panneau de signalisation très bien détourné, c’est sûrement un fake (un trucage Photoshop car le texte n’est pas déformé par l’objectif grand angle). Ceci dit, que ce panneau existe ou non n’est pas le plus important, ce qui l’est, c’est l’idée qui rend cette simple association réellement percutante (sans mauvais jeu de mots). Afin de nous éviter tout problème avec l’administration, nous tenons à sensibiliser nos lecteurs sur la nécessité de rester prudent lorsqu’on conduit à proximité d’une école.

 

Déjà vu ? :
En voyant le travail de l’ukrainien Kislow (son flickr),  les fans du Sebdomadaire auront une forte impression de déjà-vu, tellement son style ressemble à celui du duo, lui aussi ukrainien Interesni Kazki (lire ou relire le n°14 pour votre culture générale si le déjà-vu vous échappe). C’est tellement ressemblant qu’on pourrait crier au plagiat : tout y est, le style de peinture bien sûr, l’absence de lettrage également mais surtout l’ambiance abstraite et féérique à souhait… Je ne sais pas ce que ces ukrainiens prennent pour avoir des idées aussi “bizarres” mais j’en veux (y compris si ce sont des champignons cultivés au pied du réacteur 4) ! Tout comme Interesni Kazki, l’art de Kislow est très difficile à interpréter : par exemple pour celle-ci (de 2009), je dirais qu’il a voulu représenter les bobards que peut raconter un mec pour se taper une meuf ; par contre, pour la suivante, je ne me risquerais même pas à essayer mais vous pouvez le faire chez vous (tiens, ça pourrait même être une idée de jeu de société : “devinez ce que ces artistes ukrainiens veulent nous dire”) :

 

 Pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-patchwork face :
Vu qu’on est dans le bizarre et l’étrange, j’en rajoute une couche avec cette mega-fresque, un portrait façon patchwork visible à Brest et créé par le collectif allemand Da Mental Vaporz lors de l’évènement “Crime of Minds” (voir la vidéo du Sebdomadaire n°13). Certains membres de ce collectif font également des carrières solo (pour exemple, ce graff en noir et blanc de Blo).
Da Mental Vaporz

Pour la suite, je laisse la place à d’illustres inconnus ayant fait de biens belles choses en 2011.

Découpez-ici : 
Ce qui suit n’est pas un fake, cette œuvre démesurée est un joli pied de nez car réalisée sur le vieux barrage Matilija (près de Ojai, Californie) que beaucoup d’autochtones souhaiteraient voir disparaître. Car, selon eux, il ne respecte pas la nature et serait à l’origine de la disparition de la truite à la tête d’acier. L’auteur qui a déjà risqué sa vie pour faire cette œuvre futée et drôle a souhaité rester anonyme pour ne pas risquer autre chose.

 

Instant poétique : 
Je trouve cette pièce très poétique, on connaissait “sous les pavés la plage”, on peut dire ici “derrière les murs, la verdure”. Elle a été faite à Ljubljana en Slovénie par un artiste inconnu.
Un visage buriné par la vie :
J’ai cherché des infos (#unpeu) et j’ai rien trouvé (ni le nom de l’artiste, ni la localisation, rien). Si quelqu’un peut REP A SA qu’il se manifeste. En attendant, je dis bravo pour l’utilisation/détournement du décor et j’appellerais cette œuvre “Chicos l’alcolo”.

 

It’s Like That  :
D’un artiste français inconnu. Comment sait on qu’il est francais? Deux évidences : la première, ça se passe à Mulhouse (on a connu plus glam comme destination pour des street-artistes étrangers) et la deuxième (et non des moindre), c’est un calembour, un jeu de mots visuel, sûrement un hommage à l’œuvre de Laurent Ruquier. CQFD.

 

Finissons en vidéo, comme d’habitude. On a commencé à Bristol et on finit à Bristol, capitale européenne du Street Art. Cette ville a peut-être donné le jour à Banksy et elle est, pour cette raison, considérée par beaucoup comme une ville sainte. L’année dernière, pour faire honneur à sa réputation un énorme festival Street Art  (See No Evil) y a pris ses quartiers :

En 2011, je n’ai pas non plus parlé de ce graff d’Ekta & Ollio (Suède), de cette prière grand format à Athènes, des portraits psychédéliques hyper-colorés au style inimitable de Stink & Fish , des robots de Pixel Pancho, ni des personnages déformés et colorés d’Amose (Lillois). Concernant les trois derniers cités, j’aurais pu m’attarder plus longuement sur leur travail mais je préfère réparer mon erreur en parlant d’eux plus longuement en 2012.

Sebdo.
PS : Au moment de conclure cet article, je suis tombé sur ce billet qui compile la totalité des photos Street Art publiées en 2011 sur Olybop Info. Il y a 250 photos, ça fait beaucoup donc forcément il y a du bon, du moins bon, du datant de 2011 mais aussi du très vieux, mais ça mérite quand même le détour surtout si vous n’avez pas eu votre dose pour la journée.
Sources et compléments :

Une partie des photos est de la sélection de 106 photos publiée par Street Art Utopia (et reprise un peu partout ensuite), pour les autres :

KislowDa Mental Vaporz @ BrestLes inconnus (Découpez-iciRUN DMC )

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1 commentaire to “STREET-ART SEBDOMADAIRE #RATTRAPAGE 2011”

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