t f y
^

ZOT VINI POU…? BA NOU ZOUK LA !

Récemment, lors d’une conférence de rédac improvisée en marge d’une soirée spéciale sosie, les Festivaliers m’ont posé une question ô combien pertinente mais qui mérite plus qu’un UI ou qu’un NON : « Vous, les filles, ça vous fait quelque chose de sentir la virilité de votre partenaire quand vous dansez le zouk avec lui ? »

Alors, déjà, BREAKING NEWS : les Festivaliers se posent ce genre de questions métaphysiques !

Après, pour tout vous avouer, sur le moment, je me suis sortie de cette procédure inquisitoire par une pirouette de mon cru : « Vous croyez qu’au rugby, les mecs ressentent quelque chose quand ils se frottent les uns les autres à l’intérieur de tas informes sur la pelouse ? En plus, ils en rajoutent quand ils font ça à 15 de chaque côté plutôt qu’à 13 les gourmands, nan ?! »

Donc, BREAKING NEWS encore : la Festivalière est poly-experte, elle s’y connaît en sport, c’est fou !

Bon, tout ça, c’était juste pour avoir le temps de me poser afin d’affuter ma réponse sur le zouk parce que ce n’est pas aussi simple qu’il n’y parait.

Pour tout vous dire, avec cette musique, je me suis toujours sentie à la maison. Attention, quand je dis « cette musique », cela s’entend au sens large hein, on se parle aussi de soukouss, de kompa, de sega, etc… Le truc en vrai avec ces musiques, c’est qu’elles reposent sur mes beats préférés (sans mauvais jeu de mots, merci).

Soyons honnêtes, c’est la musique de la seule danse à deux qui se respecte. Bah ui, la salsa, la seule chose que ça fasse, c’est se la raconter (avec pieds qui tapent rageusement à terre et tout le Saint-Frusquin des volants en rouge et noir) et que le rock acrobatique, c’est contraire à mon côté rebelle du 78 anti-rally (avec ses mocassins à gland et chemises amidonnées et boutonnées jusqu’à la glotte).

Vous pourriez m’opposer, si vous me connaissiez, que je ne suis pas tout à fait objective quand on en vient aux musiques d’Outre-Mer.
Parce que oui, UI, c’est vrai que :

- Je n’ai jamais pris en CDI relationnel que des DOM ou des TOM…
Mais je jure que je ne suis pas obtuse hein et que j’ai déjà tenté de laisser sa chance aux produits de marque blanche, après ce n’est pas que ma faute s’ils se font débarquer sans préavis en pleine période d’essai.
En même temps, à juste titre, un de mes meilleurs amis me disait un jour pas si lointain : « tu sais, faut pas forcer la nature, toi t’aimes le Milka voire le Côte d’Or noix de cajou, mange pas du Galak alors que ça te donne la gerbe… »
(J’en profite pour passer un message personnel, pardon, je prends cette remarque mieux que le running gag qui consiste à me dire « J’imagine que je te mets pas de sucre dans ton café, tu le prends noir comme les hommes, n’est-ce pas ?! »… Oui, oui, c’est bien à toi que je m’adresse).

- Je préfère partir en vacances à La Réunion qu’à Clermont
Je mets au défi quiconque de me jeter la première pierre ! Si vous n’avez jamais ridé musique à fond sur la route de la Corniche entre Saint-Denis et Saint-Pierre, vous n’avez pas goûté au piment de la vie. Alors, forcément, quand tu pars rencontrer ta potentielle future belle-famille, ça implique d’aller visiter des volcans autres que ceux d’Auvergne…

- Je ris toujours des phases de pleureuses que performent systématiquement les filles qui posent sur du zouk
Excusez-moi du peu mais quand même, les Fanny J et les Elodie Marquant sont un peu condamnées à continuer à vivre des histoires d’amour compliquées pour trouver leur inspiration. Il faut donc bien continuer à balancer la tête de gauche à droite sur leurs airs rien que pour la peine qu’elles se donnent pour que vous puissiez danser collé-serré.

- Je shake mieux sur cette musique que sur de la musique de drogués
Toute personne qui se respecte sait sur quelle musique elle peut rester sur le dance floor et sur quelle autre, elle ferait mieux de retourner s’asseoir pour lacer ses chaussures…
Et moi, je sais que c’est là que se trouve ma zone de confort et que je suis d’ailleurs connue pour ça… A chaque soirée où se trouvent mes partenaires particuliers, deux notes suffisent en général pour qu’on se cherche du regard et qu’on se retrouve à danser. Un peu comme tout le monde veut danser sur 1.2.3 soleil avec le rebeu de la soirée quoi…

Bref, pour conclure, c’est bien simple, que vous l’aimiez ou pas, cette musique, si vous réfléchissez bien, elle fonctionne sur toutes les filles comme une sorte d’inception musicale qui rend les filles toutes douces. Donc, “l’un dans l’autre”, préparez vous à y venir un jour en cas de besoin.

En tibo, deux tibo doudoux
La Dame n°13

NDLF : vous avez remarqué comment, l’air de rien, j’ai renoyé le poisson (rouge si vous êtes familiers de Disiz) dans l’eau… Héhé, je me fais des bisous sur les mains pour ma maîtrise de la rhétorique et je me lance en politique demain. Sur ce, y’a un air de Dominique Barret qui m’attend alors je vous abandonne, bisous.

«
 
»

VOUS AVEZ AIME ? NE SOYEZ PAS EGOISTE. PARTAGEZ.

REP A SA