LE MARDI C’EST PHOTOGRAPHIE #43 – ANNIE LEIBOVITZ POUR DISNEY PARKS
Pendant la période de Noël, il y a deux types d’enfants : ceux qui vont mater la 17e rediffusion du dessin animé “Les 12 travaux d’Asterix” dans sa version colorisée, et ceux qui pourront voir, “pour la première fois à la télé et en exclusivité mondiale” le dernier Disney sur Canal +, tout en se régalant de caviar (je sais, les enfants n’aiment pas ça, c’est pour soutenir mon propos), juste avant de découvrir le dernier coupé Mercedes offert par Père et Mère (je sais, les enfants ne conduisent pas mais…).
C’est ce qui me vient à l’esprit quand je dois associer les mots “Noël” et “Disney”. Enfant, je ne comprenais pas pourquoi je n’avais pas accès moi aussi, au super film Disney le soir du réveillon, et devais me taper une horrible rediffusion sur M6 pendant que les “grands” passaient la soirée à manger, à parler et rigoler de plus en plus fort (où à s’engueuler en parlant d’un certain “Mittrand” ou “Chirac” je crois), avant d’aller nous dire de nous coucher.
C’est peut-être idiot, je le conçois, c’est vrai, mais c’est la seule façon que j’ai trouvé pour introduire ma sélection photographique de la semaine. Il fallait un sujet en rapport avec la thématique du moment (je parle toujours de Noël là, au cas où vous ne l’auriez pas compris), et j’avais depuis quelques temps repéré cette série de photos réalisées par la grande Annie Leibovitz, pour les parcs Disney américains. J’ai donc fait un rapide brain mashup : Disney = magie = enfant = cadeau = Noël.
Annie Leibovitz donc, associée à Disney. Pourquoi ? Sûrement pour des questions d’argent, comme souvent. Mais aussi parce qu’avec ce travail de commande, Disney se paye probablement la plus belle campagne qu’ils n’aient jamais eu. D’un côté, Annie, c’est la photographie avec un grand P (#phraseclichée). Elle est connue pour son travail pour de grandes marques (Louis Vuitton dernièrement) mais surtout pour ses portraits de célèbres. Des stars, des stars et encore des stars. Tout ceci, avec son propre style, traité, œil. Appelez-cela comme vous voulez. Annie a le sens de la scénographie. Tout est très travaillé, en pré et post production. De l’autre, prenez Disney, avec ses propres stars qui traversent les décennies et bientôt les siècles. Ces tableaux, ces personnages issues des comptes européens. C’est culte, trans-générationel, mondial. C’est un sujet qui est souvent repris et détourné par des artistes, des photographes, j’en parlais dans un précédent “Mardi photo“.
Le résultat : deux très belles campagnes (même si on n’aime pas Disney, il faut reconnaitre que le travail est remarquable) reprenant des “classiques” des films d’animation, rejoués par des stars d’Hollywood (forcément, même si on adore François Cluzet, c’est pas demain qu’on le verra incarner Geppetto dans cette campagne).








En bonus 2 images et une vidéo de making of :
Victor Ward (“When you wish upon a staaaaar”…)
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