STREET-ART SEBDOMADAIRE #24
Manque de temps, manque d’assistants, je vais donc faire court (pour ne pas dire aller “droit au but” car ma religion me l’interdit). Ce nouveau numéro du Sebdomadaire est plein à craquer de talents à l’état pur, tellement que ça en devient écœurant. Dans l’ordre d’apparition des fresques titanesques , des portraits gigantesques, un graffeur au talent monstrueux et du street-art en peinture.
Les grands du graff font des grands graff :Quand tu es un street-artiste connu du public et reconnu par le sérail, les municipalités te donnent plein d’autorisations et t’offrent même des murs pour t’exprimer. Comme tu n’as plus à craindre les forces de l’ordre, tu peux prendre ton temps et faire des œuvres énormes, toutes plus impressionnantes les unes que les autres. Oui, c’est beau la vie d’un street-artiste célèbre. Deux murs démesurément grands trônent désormais à L.A, l’un réalisé par Nomadé (américain) et l’autre par How & Nosm (duo allemand de Düsseldorf).
M-E-S-A
Un graffeur espagnol talentueux, son truc à lui, ce sont les portraits géants et les corbeaux (son flickr).
On s’éloigne du “simple” photo-réalisme, pour rentrer dans l’univers de Robert Proch (au risque de ne pas pouvoir en sortir). Un graffeur vraiment trop fort qui passe avec beaucoup de succès des murs à la toile, de la rue aux galeries d’art et vice et versa. Autant vous le dire tout de suite, je sur-kiffe son taf. Je ne saurais trop vous conseiller d’aller visiter son joli site, ainsi vous n’aurez pas perdu votre journée. Il vient de Pologne, maintenant, j’aime enfin quelque chose qui vient de là bas et qui n’a pas une herbe de bison dedans. Il est passé par les beaux-arts, j’imagine qu’il en est sorti avec la mention “pur talent promis à un grand avenir”. S’il reste presque (trop ?) classique quand il peint un mur, il se lâche complètement sur toile et son style nerveux rend ses œuvres vraiment dynamiques et marquantes. Je songe à mettre en place un groupe de pression pour lui permettre d’avoir une place au Musée Pompidou, avis aux amateurs.
On vient de voir un street-artiste qui fait de l’art moderne, transition toute trouvée pour vous parler de Jessica Hess qui fait pratiquement l’exact opposé. Je l’ai déjà twitté mais terminer ma sélection graff par une artiste qui fait des peintures représentant des murs “street-arté” me semble idéal. Son style est classique mais ses paysages de prédilection le sont beaucoup moins. Elle peint des zones industrielles désaffectées et en particulier les murs taggés qui s’y trouvent. C’est un joli pied de nez, une sorte de mise en abîme du mouvement street-art. En parlant de pied de nez et de mise en abîme, cette œuvre en relief du célèbre Shaka sort du tableau pour (entre autre) tagger le mur d’à coté.
Vous commencez à y être habitué, on finit toujours en vidéo, en voici une tournée dans une “Belleville” et son quartier très street-art du même nom . Award spécial “tu déchires” pour le montage.
Thanks to (sources et compléments) : NomadéHow & Nosm
M-E-S-A
Jessica Hess Sebdo
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