PLEASE DON’T : LES SOUS-VETEMENTS APPARENTS
Assieds-toi, faut qu’je t’parle.
Toi, oui toi là, il faut que je te parle d’une de mes phobies parce que, qui que tu sois, tu as peut-être une part de responsabilité dans celle-ci.
Je te rassure, rien d’aussi bizarre que la kleptophobie (ahem… c’est juste la peur de devenir un voleur), l’aurophobie (la peur de l’aube, si si c’est vrai) ou bien même la trichophobie (ni plus ni moins que la peur des cheveux; à ce sujet, il parait qu’on dénombrait une grande proportion de tricophobes au sein du fan club de Yul Brenner).
Il se trouve que je ne connais pas le grec ancien et ne pourrais donc pas trouver le nom qui correspondrait à ma phobie. Si vous voulez bien, on l’appellera entre nous la « sousvêtapparentophobie ».
Et messieurs et mesdemoiselles, vous êtes tout autant responsables les uns que les autres.
Équipe masculine* :
Au rayon sous-vêtements, sous les étiquettes et les code-barres, messieurs, vous aimez bien privilégier le choix du logo qui claque, ce qui indique donc que, dès l’achat, vous avez prévu d’afficher la couleur par dessus la ceinture…
Pourtant, personne n’a besoin de savoir que vous partez à Troyes (ou plus) pour shopper des boxers Calvin Klein ou des Ralph Lauren, par lot de 5 et dans des couleurs improbables EN PLUS…
De la même façon, personne ne souhaiterait savoir que vous ne savez pas gérer l’arrêt d’une machine à laver pour retirer vos boxers avant que le sèche-linge ne rentre en action, éclatant ainsi, séchage après séchage, l’élastique de vos dessous.
Craquera sous nos yeux, craquera pas sous nos yeux : imaginez un peu le suspense dans l’audience, me concernant celui-ci atteint un niveau bien supérieur à celui de savoir si le ballon finira dans les buts* de l’équipe adverse dans un épisode d’Olive et Tom, c’est dire…
Ceci dit, quand on n’arrive pas à identifier une marque ou son élastique, c’est piiiiiiiiiire parce que cela laisse présager soit le kangourou HOM soit le caleçon Spirou (et, encore, on me dit dans l’oreillette à ce sujet qu’il existe aussi la marque LEO, vendue sur les marchés et là, je pense sérieusement… en fait, non je ne pense plus…) Imaginez un peu toutes les questions qui se bousculent alors : « oh putain, il est resté bloqué dans les années 80 et Doc va revenir le chercher en Delorean ? », « c’est Spirou ? parce que si c’est Spirou, y’a forcément son pote Marsupulami ! Auquel cas, est-ce que ça fait Houba ! à chaque fois qu’il le met le matin ? »
Équipe féminine* :
J’espère que vous vous êtes bien gaussées mesdemoiselles parce que si le boxer apparent me perturbe, vous pouvez bien imaginer que le string apparent tire sur la corde sensible aussi : bah ui, string > ficelle > corde (NDLR : je chante la comptine des Trois petits chats dans ma tête là).
A la base, en milieu urbain, personne ne s’attend à se faire agresser par un léopard ou par un zèbre. Primo parce que ce sont des espèces en voie d’extinction, secundo parce qu’aucune femme ayant vu Christian Clavier vêtu de ces imprimés dans Le Père Noël est une ordure ne peut choisir d’en mettre sans porter atteinte à sa féminité. Pour tout ça, CARTON ROUGE*.
Et puis, si ce n’est pas juste pour démontrer que vous avez EFFECTIVEMENT quelque chose en dessous, c’est quoi le projet derrière le fait d’avoir un V qui dépasse du jean :
- Un signal de reconnaissance qui vous protégerait des visiteurs Vulcains si jamais ils venaient à débarquer sur Terre ?
- Un signe extérieur de richesse parce que si on se penche un peu et qu’on essaye de lire à travers, on peut voir marquer Princesse Tam Tam ou Chantal Thomass ?
- Une flèche en satin qui permet d’attirer l’attention vers le bas de votre dos pour qu’on puisse y admirer des dauphins monochromes sauter dans des vagues tribales ?
Et enfin, merde quoi, on a tous et toutes en nous un sale gosse de 10 ans qui, par réflexe, se voit irrémédiablement tenté de tirer dessus pour commencer un morceau endiablé de air guitar… ce que ni vous ni nous ne pourrait concevoir par respect pour les conventions sociales et les normes sanitaires en vigueur (bon… à part les adeptes du string-jacking).
Enfin voilà quoi, vous avez réussi à m’énerver. C’est malin.
Coup de sifflet final, pas de prolongation*.
Bisous bisous (quand même)
La Dame n°13
* suite à la reprise du championnat de foot français et pour me faire “bien voir” par la direction du blog, j’ai décidé d’inclure dans chaque article des références footballistiques, ne cherchez donc aucune référence rapologique dans cet article (coucou Sebdo).
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