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BEDOSCOPE – HARD, LA SERIE QUI VOUS VEUT DU BIEN

Le bédoscope c’est quoi ? > pour les retardataires ou les lecteurs infidèles : voir ici. Previously on « Le Festival de la Couille », notre vénéré rédac chef Victor Ward vous a parlé dans le bédoscope de SA série : Entourage (NDLF – note de la Festivalière - : il a commencé à regarder cette série il y a un an, sous la pression incessante de votre servante, entre autres).

Or, aujourd’hui, je n’hésiterais pas à citer Turtle dans le texte : « Ari Gold, you just got demoted to Silver. » Nan, sois pas fada, je m’emballe un peu là, Ari Gold est l’un de mes superhéros télévisés mais bon, Roy Lapoutre a quelques arguments pour défendre Hard, série de Canal +.

Bon, je préviens d’emblée, si on arrive pas à tenir jusqu’à l’épisode 4 de la première saison qui en comprend 6, on ne découvre pas que Hard est une série d’abord hyper drôle mais qu’en plus, elle permet l’air de rien de soulever des questions importantes sur les relations humaines, sexuelles, managériales, etc… C’est donc pendant les 4 épisodes du début que toute aide substantielle pourra vous être utile. Après je vous laisse le choix du coup de pouce choisi (bédo, rhum, tapage – nocturne-, café, Nesquick, etc…), j’suis pas fasciste.

Même si vous voulez vous la tenter sans péridurale, vous pouvez mais après faudra pas appeler Môman.

La vérité, c’est seulement à partir de cet épisode 4 que je soupçonne Bruno Gaccio d’avoir pris son rôle de producteur au sérieux et d’avoir fait alors décoller la série.

Dans Hard, on apprend par exemple que son nom de scène porno se compose en général avec le nom de son premier animal de compagnie comme prénom suivi du nom de jeune fille de sa mère (mon premier poisson rouge s’appelait Floopy… #fail et le nom de jeune fille de ma mère… NAN, on va la laisser en dehors de ça, ma mère me croit encore vierge), que Capitaine Flamme est un peu le super flic de la galaxie, que les canards ont aussi des sentiments et le droit à la retraite…

« Vos désirs sont notre réalité et… tout est possible » est le slogan de la société de production de films porno que notre héroïne malgré elle va se trouver obligée de diriger.
Et ben, pour la série, c’est pareil. Pour preuve, tout y passe : le producteur/réalisateur vieux et crade qui sort avec ses actrices, la grand-mère maquerelle, le travelo übersensible et un peu Brigitte Bardot sur les bords, les bourgeoises défroquées de Fourqueux (si si, ça s’invente pas, c’est un village de la banlieue molle du 7-8), l’acteur porno amoureux qui n’arrive plus à travailler (comprendre bander), l’ado avec un pète au casque qui parle à son poney pour tenter de lui faire accepter son nouvel ami, un cochon…
Mais tout ça sans pourtant jamais tomber dans le grotesque ou le cliché.

Un signe qui ne trompe pas en général : des guests de plus en plus prestigieux au fur et à mesure que la série avance dans le temps et les saisons (Denis Podalydès en saison 1, Cécile de France et Guillaume Gallienne – de la Comédie Française – en saison 2).

Des textes qui parfois n’ont rien à envier aux séries américaines, une réalisation novatrice (toujours l’épisode 4 de la saison 1 comme point de repère), des scénarios inspirés de sondages IPSOS sur les fantasmes des français et des acteurs principaux (Natacha Lindinger et François Vincentelli) qui se révèlent brillants (ui d’accord ET physiquement intelligents) et parfaitement incarnés au fil des épisodes.

Et maintenant, si vous voulez bien m’excuser, je me suis gardée le douzième et dernier épisode de la saison 2 de Hard à regarder… en attendant la saison 3.

Bisous bisous (les coquinous)
La Dame n°13

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