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BEDOSCOPE – SPECIAL “MAIS QU’EST CE QUE JE VAIS REGARDER CET ETE?” : ENTOURAGE

Le bédoscope c’est quoi ? > pour les retardataires ou les lecteurs infidèles : voir ici.

En réfléchissant à ce post, j’ai réalisé qu’il était bien plus facile d’écrire sur ce qu’on aime pas. La critique négative suggère un angle évident. Alors comment parler d’Entourage, série que je mets facilement dans mon TTBTVSE (Top Ten of the Best TV Series Ever) ?

Après avoir fumé 2 cartouches de Marlboro Light, vidé 3 bouteilles de whisky, écumé les bars échangistes de l’ouest parisien, provoqué une altercation avec l’ancien videur de la Flèche d’or (enculé si tu nous lis…), m’être retrouvé en cellule de dégrisement pendant 24h, je n’ai toujours trouvé aucun angle pour expliquer pourquoi il faut regarder Entourage. Bien sur j’ai eu des idées, mon agence de com m’a envoyé 3 “big ideas” comme ils disent, mes stagiaires ont écrit des brouillons etc… Mais rien ne m’a semblé intéressant, rien ne rendait assez justement hommage à ces 8 saisons démoniaques. Et donc me voici, tout seul (j’ai bien entendu viré les stagiaires, cette bande d’incapables) devant mon écran…

Pourquoi ? Pourquoi moiiiiiiiiiiiiiiii ??? (imaginez un plan avec moi au milieu d’une rue, sous un véritable déluge, avec la caméra qui fait un dezoom tout en prenant de la hauteur… la toute dernière scène de Scary Movie en fait).

Et puis j’ai eu une révélation. C’est très simple : Je ne peux rien écrire qui soit à la hauteur de Ari Gold.

Ce personnage est en quelque sorte devenu, au fil des 7 saisons, mon modèle. Je sais, c’est triste d’avoir pour modèle un protagoniste de série. Sauf qu’attention. Un, je ne suis pas complètement trisomique ; et deux, je ne parle pas d’un héros de Battlestar Gallactica qui aurait la gueule d’une fille du nord issue de l’union de ses cousins (oui oui c’est possible dans le nord) qui auraient passés leur lune de miel à Tchernobyl en 1986. Non, je parle d’un personnage qui pourrait potentiellement exister dans la vie réelle.

Parce que c’est la particularité de cette série : montrer l’envers du décors d’Hollywood, avec beaucoup d’humour mais en étant proche de la vérité.

A l’origine du show ? Mark Wahlberg (l’acteur surtout connu pour…. bon vous voyez là, l’irlandais de service, celui qui est dans “la planète des singes” de Burton…) qui voulait mettre en image son expérience, son contact avec la ville du cinéma, lorsqu’il a débarqué de son quartier pourri de Boston, avec sa bande de potes un peu caillera et mis le dawa dans un milieu qui lui été inconnu. Il a un temps pensé à faire une télé réalité sur ce concept, puis a finalement décidé de produire une série qui raconterait ce moment de sa vie de “star”, avec tous les travers qu’on peut imaginer (et qu’on voit dans la série du coup).

Si vous n’êtes pas du Nord, vous aurez compris qu’Entourage parle d’une bande de potes qui immigre à Hollywood pour soutenir leur ami (Vince), star montante promise à un bel avenir sur le grand écran et en dvd.

C’est à peu de chose près le résumé de la première saison de cette série produite par HBO. Une bande de 4 potes : Vince, la jeune star qui fait craquer les producteurs et les minettes dans tout le pays ; “E”, le mec sérieux qui est le manager de Vince, celui qui a les pieds sur Terre, la voix de la raison ; Drama, frère de la star, ancienne vedette de la télé qui cherche continuellement un plan pour apparaitre à l’écran ; et Turtle, le Tony Michelli de la star qui essaye de sortir de la galère t’as vu.

Sauf que, même si la bande de potes est drôlement caricaturale , la série ne prend tout son sens qu’à partir de la seconde saison et de la montée en puissance du personnage clé : Ari, l’agent de Vince, celui qui doit lui décrocher les meilleurs scripts de la Vallée, celui qui doit négocier avec les studios, celui qui doit faire la carrière de son poulain. On pourrait penser que le centre de la série est cette bande de pote, mais non, le rôle principal est vraiment Ari. Il fait partie de la bande et c’est lui qui lead le groupe.

Mon modèle donc. Pourquoi ? Parce que Ari Gold est le plus grand tiran que le monde de l’entreprise n’ai jamais connu. Mais pas celui qui se cache dernières ses lunettes Alain Afflelou et qui pousse les employés de France Telecom à rentrer chez eux en passant par la terrasse du 5e étage. Ari a LE style. Il est misogyne, égocentrique, colérique, homophobe, lèche-cul, ambitieux, grande gueule, éternel insatisfait, macho, hypocrite, violent, menteur etc…. Mais tout ça avec STYLE ! Il sème la terreur dans son agence, et rares sont ceux qui osent lui parler. Et si c’est le cas, mieux vaut avoir quelque chose de pertinent à dire. Il est fou. Une preuve ? Cette vidéo (attention spoil, mais ça vaut le coup) :

Ari est comme le méchant des films Disney : on l’adore, c’est le personnage qu’on préfère. Et toujours comme dans un Disney, le méchant a un sous-fifre : Llyod. Son assistant gay. Pour en savoir plus sur leur “relation”, il faudra regarder la série. Comme pour tous les méchants, on se rend compte que derrière ce cœur de pierre, quelque chose justifie se comportement, et qu’au fond, il pourrait aussi devenir un gentil… C’est la force d’Ari Gold, ce perpétuel tiraillement entre le mec sympa et l’horrible business man. La magnifique performance de Jeremy Piven, qu’on espère revoir après l’arrêt de la série.

Si vous n’avez jamais vu Entourage et les performances incroyables de Jeremy donc, je vous déteste. Pas parce que vous êtes un ignare de première, mais parce que vous êtes un putain de chanceux : j’aimerais tellement découvrir la série aujourd’hui, la revoir comme si c’était la première fois. Au lieu de cela, je vais devoir me contenter des 8 derniers épisodes, compter chaque minute restante avant la fin du show. Heureusement un film serait dans les tuyaux.

Et heureusement Ari a parlé de notre blog :

Pour finir on ne remerciera pas Poyzandpirlz qui n’ont jamais répondu à notre mail concernant la demande de ré-édition de leur t-shirt “In Gold We Trust”.

Victor Ward (1er fan)
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