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BEDOSCOPE – LA ROUTE

Le bédoscope c’est quoi ? > pour les retardataires ou les lecteurs infidèles : voir ici.

The Road La RouteAttention, je n’ai pas vu le film de John Hillcoat. Oui la vie est cruelle : écrire pour un blog macro influant ne fait pas de vous un invité systématique aux premières de film à l’UGC Georges V. De toute façon ce soir là j’avais entraînement de K1. Alors pourquoi cet article ? Le bédoscope n’a pas pour vocation de traiter uniquement du cinéma, il peut aussi s’intéresser à la littérature. Oui, je suis d’accord, c’est plus difficile de lire quand on a fumé (une cigarette). Mais il n’y aura pas de problème pour mon sujet.

N’allez pas voir le film “La route” : les critiques sont mauvaises, le bouche à oreille est mauvais, la fin à l’air très mal traitée. Je sais, c’est une jugement à l’emporte pièce puisque je n’ai vu que des extraits dans la fabuleuse émission de Laurent Weil (qui, quand il interview un acteur américain, passe son temps à sourire comme un con et à jouer le mec “complice”…).

N’allez pas voir le film “La route” : lisez le livre.

Que vous soyez un lecteur frénétique ou chronique, j’espère que vous êtes déjà tombé sur “le” bouquin qui vous a arraché les tripes. Le genre de livre qu’on dévore en 3 jours (voir moins pour ceux qui n’ont aucune activité). Avec une histoire qui, une fois l’objet refermé, continue d’habiter vos pensées. Peut-on parler d’orgasme littéraire ? Ok je vais loin. Mais vous voyez où je veux en venir.

Que tous ceux qui pensent à “Twillight”, “Le Diable s’habille en Prada”, “Harry Poter”  ou n’importe quel livre de Maurice Levy ferment cette page et ne reviennent plus jamais sur ce blog. Jamais. Je ne déconne pas. Cassez-vous.

Si vous êtes encore là, je ne peux que dire à nouveau :

N’allez pas voir le film “La route” : lisez le livre.

Sans faire l’analyse du champs lexical de l’auteur, voici pourquoi je vous recommande de cliquer ici pour commander ce livre.

Une histoire simple et terrible. Elle prend place dans un monde dévasté après l’apocalypse. Il ne reste plus rien de vivant sauf les êtres humains. Seulement de la cendre qui recouvre nos villes et nos routes. Plus de végétation, plus d’animaux. Rien. Au milieu de cette merde (parce que c’est vraiment la merde croyez moi), un père et son fils tentent de rejoindre la mer, en suivant… la route.

Ce n’est pas un livre de science-fiction. C’est une histoire d’Hommes :  leurs luttes pour exister, leurs espoirs, leurs amours, leurs folies. L’Homme est prêt à tout pour survivre.

On découvre avec horreur ce que pourrait devenir notre monde, presque du jour au lendemain. C’est la raison de l’efficacité de ce roman : décrire avec réalisme un monde qui n’existe pas encore, mais que l’on sait tous possible. Il nous fait prendre conscience que rien n’est acquis, que tout ce en quoi nous croyons, notre quotidien si confortable, notre entourage, peuvent disparaître en une fraction de seconde. Il nous plonge dans un monde quasi-réel.

Au milieu de cette histoire très dure sur le devenir de l’humanité, celle du père et de son fils est synonyme d’espoir. Rassurez-vous, je ne suis pas devenu prêcheur.

Alors pourquoi le livre plutôt que le film ?

Je n’ouvrirai pas de débat sur la qualité des adaptations littéraires au cinéma. Mais manifestement elle est ici un peu ratée, même si il y a du Vigo Mortensen dedans (à qui son agent, au moment de recevoir le script, a dû dire : “Vigo, avec ce rôle, tu vas l’avoir ton putain d’Oscar !”).

Mais surtout, parce que seul le livre, par sa force, peut vous faire ressentir les choses aussi intensément.

Je n’avais jamais lu une œuvre de Cormac McCarthy. Il est pourtant très connu : auteur de “No country for old men”,  et lauréat du Pulltizer  en 2007 pour “La route” justement. Que voulez-vous, je suis un Homme après-tout, et oui, j’ai quelque lacune littéraire. Mais cet hiver sera celui de McCarthy (je vais sûrement avoir besoin d’antidépresseurs). Pour en savoir plus sur l’auteur, je ne ferai pas mieux que Wikipedia.

C’est le moment d’attribuer une note : zéro bédo.

J’ai lu l’un des meilleurs roman de ma vie. Je sais c’est fort, mais ça peut arriver non ?

Alors oui, si vous vous jetez dessus maintenant en bon fan de Victor que vous êtes, vous risquez d’être déçu. La théorie du “Mouhéboffe” frappera (principe de la théorie du “Mouhéboffe” : quand on vous dit qu’un film, un livre, un album est très bien, par principe, vous le trouvez “mouais bof”).

Achetez ou volez ce livre (vous profiterez de la garde à vue pour le lire), mettez mes commentaires à la poubelle et faites vous votre propre opinion. Si vous n’aimez pas, déchirez le poster de moi que vous avez dans votre chambre (mais gardez celui du salon) et envoyez moi un mail, je m’engage à vous rembourser le coût du livre*.

Victor Ward (“on va mourrir ?”)

*Sous réserve d’éligibilité à l’offre. Dans la limite des stocks disponibles. Offre soumise à condition. Jeu gratuit sans obligation d’achat.

Bédoscope - la route
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5 comments to “BEDOSCOPE – LA ROUTE”

  • Fidèle lectrice, 22 December 2009 at 0 h 02 min
    T'en as fumé combien avant d'écrire cet article ??? ;-)
  • Victor Ward, 22 December 2009 at 21 h 38 min
    pas plus que d'habitude.
  • Fidèle lectrice, 23 December 2009 at 8 h 11 min
    Et bien...... ne change surtout pas car c'est très bien écrit !!!!!
  • little m, 28 December 2009 at 0 h 44 min
    Désolée... Parce que quand on a vu le film, on n'a plus aucune envie de lire le livre. Même après un pamphlet aussi passionné. Je ne suis toujours pas remise de la scène de fin, avec l'expression ridicule de ce chien... Mon coup de coeur littéraire à môa est suédois : Katarina Mazetti. J'ai dévoré aujourd'hui "Les larmes de Tarzan". Topissime. Et je dévorerai demain " Le mec de la tombe d'à côté". Ah ben non, mince, j'ai un autre truc au programme demain... A propos, je viens juste de saisir le pourquoi du comment de cette furieuse envie de papier-peint avec des volutes... lol
  • LE MARDI C’EST PHOTOGRAPHIE #38 – Christofer Boffoli | Les Festivaliers, 21 November 2011 at 17 h 04 min
    [...] jours plus tard”, c’est un autre virus qui les transforme en zombies. Le livre “La route” nous présente le monde post 3e guerre mondiale (enfin un truc dans le genre) sans aucune [...]

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